"Les soldats français du Reich" de Jean Bulot (2024)

Vidéo numérique

Reconstituant les trajectoires d’une poignée d’entre eux, ce documentaire explore un chapitre méconnu de l’histoire de la collaboration militaire et de l’extrême droite françaises.

Épisode 1

Ayant rompu le pacte germano-soviétique, l’armée allemande s’enfonce en URSS depuis le 22 juin 1941. Au fil des semaines, des volontaires de toute l’Europe s’engagent pour combattre à ses côtés. En France, la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), une association régie par la loi de 1901, tient le 18 juillet un grand meeting au Vélodrome d’hiver afin de recruter. À la tribune, Jacques Doriot, le chef du Parti populaire français, exhorte les 15 000 spectateurs : "Si la France veut rester une puissance européenne et mondiale, si la France veut rester digne de l'Europe, il faut qu'elle se batte avec elle contre le bolchevisme." Son appel est entendu notamment par Dominique Brunelli. Ce père de famille de 34 ans, qui consignera le récit de son engagement dans un carnet, fait partie du premier contingent de légionnaires français ayant rejoint le front de l’Est, début septembre. Après plusieurs semaines d’instruction militaire en Pologne, les Français du 638e régiment d’infanterie de la Wehrmacht entrent en guerre. Sous l’uniforme allemand, un écusson tricolore sur le bras, ils seront les témoins et parfois les acteurs des exactions et des crimes de masse perpétrés contre les populations civiles (surtout juives) en Pologne, en Biélorussie ou en Russie. "J'ai fait pendre à tour de bras toute la racaille juive qui a pu me tomber sous la main", écrit au docteur Ménétrel, le médecin personnel de Philippe Pétain, le légionnaire Henri Lacroix.

Retrouver la seconde partie du documentaire en cliquant ici.

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  • 5/5

    01 JOUANNY MARC - Le 11 avril 2026 à 19:08